Ma mère à l’Ouest – Eva Kavian

 ma mere a l ouestLa mère de Samantha, Betty, est déficiente intellectuelle. Quand Samantha est née, l’équipe de l’institution où vivait Betty était très partagée, puis a fini par confier à Betty la garde de son bébé. Mais quand Samantha a commencé à aller à l’école, il a été décidé que sa mère n’était plus capable de s’occuper d’elle, et commence alors pour Samantha une succession de familles adoptives, de familles d’accueil et de foyers.

C’est Samantha, 16 ans et enceinte, qui raconte son histoire – les différentes tranches de sa vie. C’est une enfant intelligente, brillante à l’école (une fois qu’elle n’a plus peur de dépasser le niveau de sa mère, du moins), lucide, qui se promet de ne plus s’attacher aux différentes personnes qui s’occupent successivement d’elle, et qui finissent tous par la laisser tomber.

Le roman s’ouvre sur une note de l’auteure qui m’a un peu fait tiquer : « L’auteur tient à préciser que les personnages de ce roman sont totalement fictionnels. L’auteur en profite pour demander au lecteur d’éviter de lui dire qu’il a exagéré en accumulant ainsi les souffrances rencontrées par son personnage principal, avant d’interroger un travailleur social. Et que le lecteur qui a des problèmes avec les histoires qui le renvoient à la chance qu’il a d’être du « bon » côté de la société choisisse directement un autre roman. Celui-ci ne le laissera pas indemne. » 

Qui m’a fait tiquer parce que je ne me suis pas sentie très invitée à lire le roman, à être suspectée comme ça. Et aussi parce que du coup, je me suis attendue à un roman très dur, alors que j’ai vraiment lu pire. Le personnage de Samantha est fort, assez positif, ce qui fait que je n’ai pas trouvé le roman plombant, et je n’ai pas non plus trouvé exagéré le chemin chaotique de Samantha.
Par contre, c’est la fin du roman que j’ai trouvé peu crédible, et notamment les révélations autour du personnage de Laurent (l’ami de Samantha), mais que je ne vous raconterai pas!

Bref, un roman qui aborde des thématiques intéressantes mais gâché pour moi par l’avertissement de début et par la fin du roman (et par certaines structures de phrases bizarres, qui m’ont obligée à recommencer ma lecture… comme « encore bien que Sam avait spontanément entrainé sa mémoire ».  C’est peut être du belge? (Eva Kavian est belge)).

premier chagrinDe la même auteure, j’avais lu Premier chagrin, un roman aux personnages forts et thématiques difficiles aussi (la fin de vie, la culpabilité…), que j’avais beaucoup aimé, et que je vous conseille donc plus!

Ma mère à l’Ouest d’Eva Kavian, éditions Mijade, 2012.

So.

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