La vraie couleur de la vanille – Sophie Chérer

la vraie couleur de la vanilleTout a commencé (enfin, mon intérêt pour ce livre) en décembre dernier, au salon du livre de Montreuil, quand Sandra a eu une belle dédicace de Sophie Chérer dans Ma Dolto, et qu’une autre copine venue acheter L’huile d’olive ne meurt jamais est repartie avec La vraie couleur de la vanille. Et avec cette question qu’elle nous a posée, et que l’on retrouve dans son roman : c’est de quelle couleur, pour vous, la vanille?

C’est l’histoire d’Edmond que Sophie Chérer nous raconte, sa vision de l’histoire en tout cas, reconstituée à partir du peu d’éléments historiques existants. Nous sommes sur l’île Bourbon, avant qu’elle devienne l’île de la Réunion, avant l’abolition de l’esclavage, au milieu du 19è siècle.

Feréol Bellier Beaumont, botaniste blanc, recueille l’enfant d’une esclave morte en couche. Ignorant les remarques de la bonne société de l’île, il le baptise Edmond, l’élève comme le ferait un père (ou presque), lui apprend la botanique. Et alors que les meilleurs botanistes du monde cherchent en vain une méthode pour féconder la fleur de vanille (fécondation qui se produit très rarement dans la nature), Edmond découvre comment faire. Mais il est noir, c’est un esclave, un enfant… Personne n’est prêt à lui accorder le bénéfice de cette découverte, qui va enrichir tous les propriétaires de l’île, et même Ferréol ne va le défendre que très mollement…

C’est une histoire vraie assez incroyable, dont les épisodes imaginés par Sophie Chérer sont très crédibles. Les personnages d’Edmond et de Feréol sont intéressants, surtout Feréol d’ailleurs, très partagé, ambigu. Le contexte est bien rendu également, j’étais à la Réunion dans les champs de canne à sucre… J’ai moins aimé la deuxième partie du roman, forcément plus sombre,où l’on ressent avec force l’injustice faite à Edmond – mais c’est parce que j’aime les histoires qui finissent bien!

Un autre livre a été consacré à cette histoire, Couleur vanille par Béatrice Nicodème, aux éditions Oskar, que je n’ai pas lu.

l'huile d'olive ne meurt jamaisma doltoLe roman que je préfère le plus de Sophie Chérer reste L’huile d’olive ne meurt jamais, une très belle histoire d’amour, de mafia et de courage… Et Ma Dolto, Sandra, ça donne quoi?

La vraie couleur de la vanille, de Sophie Chérer, collection Médium à L’école des loisirs, 2012.

So.

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