Au ventre du monde – Gilles Barraqué

au ventre du mondeGros coup de cœur pour ce roman dépaysant, conseillé par une collègue!

Nous sommes sur une île qui pourrait être (nous dit l’auteur en intro) « une île de l’archipel des Marquises, aux temps lointains, bien avant l’arrivée de l’homme blanc ». Paohétama a 23 saisons (11ans et demi), elle est élevée par son grand-père, ses parents étant décédés quand elle était petite, dans des circonstances qu’on ne lui a pas vraiment expliquées. Son grand père est maître de la pêche, il se fait vieux et n’a pas d’héritier à qui transmettre son savoir. Car Paohétama est une fille, et « les femmes sont tapu sur les pirogues ».

Mais le grand- père est malin, et arrive à convaincre le chef et le sorcier du village de considérer Paohétama comme un garçon. Elle devient donc fille-garçon : cheveux rasés, elle doit se comporter comme un garçon, et peut accompagner son grand père à la pêche!

Une rencontre va contraindre son grand père à arrêter de pêcher. Commence alors une longue quête pour Paohétama, qui va la mener au Ventre du Monde, lieu sacré d’où le monde est né, et chez le peuple des hommes-cochons, ennemis héréditaires des habitants de Notre Terre.

Raconté par Paohétama, cette histoire se lit comme un conte initiatique lumineux, baigné de légendes et de culture polynésienne. Un très très beau roman… Il me reste juste une question en le refermant : Paohétama a-t-elle pu continuer à pêcher?

Au Ventre du Monde de Gilles Barraqué, L’école des loisirs, 2012.

So.

Le roman d’Ernest et Célestine – Daniel Pennac

roman-d-ernest-et-celestinePar curiosité, j’ai emprunté Le roman d’Ernest et Célestine de Pennac, le roman tiré du scénario du film tiré des albums de Gabrielle Vincent. Parce que j’ai lu les albums toute petite, que je les trouve magnifique encore maintenant que je suis grande, que j’aime ces belles aquarelles, ces petites histoires du quotidien, si tendres… J’ai vu le film cet hiver, que j’ai trouvé très chouette : c’est pas la même chose, pas la même ambiance, mais c’est drôle, vivant, beau… Allez, un petit coup de bande annonce :

Du coup, quand le roman m’est passé entre les mains, j’ai eu envie de voir ce qu’il y avait dedans. C’était il y a peut être deux mois, j’ai lu le début, je l’ai reposé, mollement repris, réoublié, et je viens de le retrouver dans ma pile de livres de la bibli… Autant dire que j’ai pas accroché. C’est vrai qu’il n’y avait pas beaucoup de suspens : c’est l’histoire racontée dans le film, ni plus, ni moins. Mais surtout, j’ai été agacée par le style d’écriture : narrateurs qui interpellent le lecteur, ton outré…

Ernest et Célestine

Bref, j’ai pas accroché. Je vais plutôt me relire quelques albums, tiens…

Plus sur le film, c’est ici ou .

Le roman d’Ernest et Célestine de Daniel Pennac, éditions Casterman, 2012.
Les albums d’Ernest et Célestine, de Gabrielle Vincent, éditions Duculot puis Casterman.

So.

Skellig – David Almond

skelligAprès avoir adoré Je m’appelle Mina, j’ai lu qu’il faisait écho à un roman plus ancien de David Almond, Skellig. J’étais donc curieuse de le lire, et impatiente de retrouver les personnages et l’ambiance que j’avais tant aimé dans Je m’appelle Mina. D’ailleurs, la couverture est tellement moche que je pense que je ne l’aurais pas ouvert sinon…

L’intrigue est cette fois tournée autour du personnage de Michael, le voisin de Mina, qui vient d’emménager. Un petite sœur vient de naître, de santé très fragile, et toute la famille est suspendue à ses allers-retours à l’hôpital. La maison nécessite des travaux, en particulier le cabanon au fond du jardin, qui menace de s’écrouler. Michael a donc interdiction d’y entrer, et donc, va aller l’explorer. Il y découvre un personnage couvert de poussière et de toiles d’araignées, qui mange des insectes, peut à peine bouger, et qui a de drôles d’excroissances dans le dos…

Avec Mina, ils vont essayer de prendre soin de lui, et de découvrir qui il est.

J’ai trouvé ce roman magnifique, lumineux, poétique… J’ai adoré retrouver Mina, observer avec elle un nid de merles et s’émerveiller des premiers vols des oisillons, admirer les chouettes… Mina et Michael forment une belle équipe, avancent avec force et l’esprit ouvert. On ne sait jamais si on est dans le fantastique ou dans le réel, un peu comme dans Le sauvage, du même auteur, ou dans Quelques minutes après minuit. Un vrai coup de cœur!

En cherchant des infos sur ce livre, j’ai découvert qu’un film avait été tiré de ce roman en 2009, en voici la bande annonce :

Skellig de David Almond, éditions Flammarion jeunesse, 1998.

So.

La vraie couleur de la vanille – Sophie Chérer

la vraie couleur de la vanilleTout a commencé (enfin, mon intérêt pour ce livre) en décembre dernier, au salon du livre de Montreuil, quand Sandra a eu une belle dédicace de Sophie Chérer dans Ma Dolto, et qu’une autre copine venue acheter L’huile d’olive ne meurt jamais est repartie avec La vraie couleur de la vanille. Et avec cette question qu’elle nous a posée, et que l’on retrouve dans son roman : c’est de quelle couleur, pour vous, la vanille?

C’est l’histoire d’Edmond que Sophie Chérer nous raconte, sa vision de l’histoire en tout cas, reconstituée à partir du peu d’éléments historiques existants. Nous sommes sur l’île Bourbon, avant qu’elle devienne l’île de la Réunion, avant l’abolition de l’esclavage, au milieu du 19è siècle.

Feréol Bellier Beaumont, botaniste blanc, recueille l’enfant d’une esclave morte en couche. Ignorant les remarques de la bonne société de l’île, il le baptise Edmond, l’élève comme le ferait un père (ou presque), lui apprend la botanique. Et alors que les meilleurs botanistes du monde cherchent en vain une méthode pour féconder la fleur de vanille (fécondation qui se produit très rarement dans la nature), Edmond découvre comment faire. Mais il est noir, c’est un esclave, un enfant… Personne n’est prêt à lui accorder le bénéfice de cette découverte, qui va enrichir tous les propriétaires de l’île, et même Ferréol ne va le défendre que très mollement…

C’est une histoire vraie assez incroyable, dont les épisodes imaginés par Sophie Chérer sont très crédibles. Les personnages d’Edmond et de Feréol sont intéressants, surtout Feréol d’ailleurs, très partagé, ambigu. Le contexte est bien rendu également, j’étais à la Réunion dans les champs de canne à sucre… J’ai moins aimé la deuxième partie du roman, forcément plus sombre,où l’on ressent avec force l’injustice faite à Edmond – mais c’est parce que j’aime les histoires qui finissent bien!

Un autre livre a été consacré à cette histoire, Couleur vanille par Béatrice Nicodème, aux éditions Oskar, que je n’ai pas lu.

l'huile d'olive ne meurt jamaisma doltoLe roman que je préfère le plus de Sophie Chérer reste L’huile d’olive ne meurt jamais, une très belle histoire d’amour, de mafia et de courage… Et Ma Dolto, Sandra, ça donne quoi?

La vraie couleur de la vanille, de Sophie Chérer, collection Médium à L’école des loisirs, 2012.

So.

Ma mère à l’Ouest – Eva Kavian

 ma mere a l ouestLa mère de Samantha, Betty, est déficiente intellectuelle. Quand Samantha est née, l’équipe de l’institution où vivait Betty était très partagée, puis a fini par confier à Betty la garde de son bébé. Mais quand Samantha a commencé à aller à l’école, il a été décidé que sa mère n’était plus capable de s’occuper d’elle, et commence alors pour Samantha une succession de familles adoptives, de familles d’accueil et de foyers.

C’est Samantha, 16 ans et enceinte, qui raconte son histoire – les différentes tranches de sa vie. C’est une enfant intelligente, brillante à l’école (une fois qu’elle n’a plus peur de dépasser le niveau de sa mère, du moins), lucide, qui se promet de ne plus s’attacher aux différentes personnes qui s’occupent successivement d’elle, et qui finissent tous par la laisser tomber.

Le roman s’ouvre sur une note de l’auteure qui m’a un peu fait tiquer : « L’auteur tient à préciser que les personnages de ce roman sont totalement fictionnels. L’auteur en profite pour demander au lecteur d’éviter de lui dire qu’il a exagéré en accumulant ainsi les souffrances rencontrées par son personnage principal, avant d’interroger un travailleur social. Et que le lecteur qui a des problèmes avec les histoires qui le renvoient à la chance qu’il a d’être du « bon » côté de la société choisisse directement un autre roman. Celui-ci ne le laissera pas indemne. » 

Qui m’a fait tiquer parce que je ne me suis pas sentie très invitée à lire le roman, à être suspectée comme ça. Et aussi parce que du coup, je me suis attendue à un roman très dur, alors que j’ai vraiment lu pire. Le personnage de Samantha est fort, assez positif, ce qui fait que je n’ai pas trouvé le roman plombant, et je n’ai pas non plus trouvé exagéré le chemin chaotique de Samantha.
Par contre, c’est la fin du roman que j’ai trouvé peu crédible, et notamment les révélations autour du personnage de Laurent (l’ami de Samantha), mais que je ne vous raconterai pas!

Bref, un roman qui aborde des thématiques intéressantes mais gâché pour moi par l’avertissement de début et par la fin du roman (et par certaines structures de phrases bizarres, qui m’ont obligée à recommencer ma lecture… comme « encore bien que Sam avait spontanément entrainé sa mémoire ».  C’est peut être du belge? (Eva Kavian est belge)).

premier chagrinDe la même auteure, j’avais lu Premier chagrin, un roman aux personnages forts et thématiques difficiles aussi (la fin de vie, la culpabilité…), que j’avais beaucoup aimé, et que je vous conseille donc plus!

Ma mère à l’Ouest d’Eva Kavian, éditions Mijade, 2012.

So.

Sylvain Tesson en 3 récits

 Je suis liée à SPetit traité sur l'immensité du mondeylvain Tesson depuis 8 années et je dois avouer que c’est le seul auteur vivant qui me donne cette joie de lire sur une si longue période. Je l’ai découvert avec Petit traité sur l’immensité du monde, et moi qui voyageait encore beaucoup en avion à l’époque pour  découvrir de nouveaux horizons  je me suis sentie toute drôle en lisant cet homme, de ma génération, parisien de naissance, qui écrit ce qu’il vit, la marche lente à travers une région, des montagnes, un désert. Certes il prend parfois le train, le cheval ou le vélo pour se déplacer mais ce sont surtout ses jambes qu’il actionne et son cœur qu’il met au rythme de ses escalades pour avancer sur une terre qu’il aime. Il évoque dans ce petit traité l’image du Wanderer chère à Goethe, celui « que nul lien n’attache, capable de répondre à l’appel du dehors sans accorder uDans les forets de Sibérien regard à ce qu’il abandonne ».

Pour me consoler de ne pas réussir à tout abandonner, j’ai lu son récit de six mois passés dans une cabane de garde forestier dans les forêts du sud de la Sibérie, sur les bords du lac Baïkal.  Il y est parti avec une liste d’objets, de nourriture et de livres digne d’un roman de Jack London et ses journées étaient étonnantes à chaque instant entre la pêche à travers la glace, les randonnées, le bois à couper, les visites surprises de quelques amis. Je n’ai pas seulement admiré cet homme face à la solitude et volontaire un peu fou pour se les geler par moins 30 mais j’ai beaucoup ri, quand il se biture à tout alcool bon à avaler et qu’il divague alors entre amour perdue et considérations philosophico-ethyliques.géographie de l'instant

Dans Géographie de l’instant, Sylvain Tesson restitue les bloc-notes qu’il a rédigés pour le magazine Grands Reportages et divers journaux entre 2006 et 2012. Ces formes brèves lui ont permis d’aborder un tas de sujets qui lui tenaient à cœur : la disparition de la biodiversité dans les campagnes françaises,  la montée en puissance des religions dans ce qu’elles ont de plus fanatique, l’excision des femmes qui se poursuit, en France aussi. Avec son style alerte, aux mots aiguisés, il lance une pensée et la rattrape, c’est politique, poétique, géographique, historique, tantôt le ton est grave, tantôt léger, toujours juste, l’auteur ne triche pas avec nous, il nous livre ce qu’il a pensé, peu importe que l’on soit d’accord ou choqué.

Et j’avoue, je suis tombée amoureuse de ces dernières lignes qui sont une ode à la lecture : Lire rend beau dit Sylvain. « Suis-je aveuglé par ma passion ? Il m’a toujours semblé que les filles qui lisaient dans les trains étaient les plus jolies. » Terminant par une pointe d’humour : « Lire, c’est la plus élégante manière de pratiquer la politique de l’autruche. »

Petit traité sur l’immensité du monde, Editions des Equateurs, 2005
Dans les forêts de Sibérie, Gallimard, 2011
Géographie de l’instant,  Editions des Equateurs, 2012

Sandra.

Parker – Richard Stark (adaptation Darwyn Cooke)

ParkerParker est un gros dur, cambrioleur, froid, calculateur et malin. Et pourtant, il s’est fait roulé comme un bleu par sa femme et et un ses associés. Il n’a plus qu’un seul but: remettre la main sur ses 40 000 dollars. Et personne n’a intérêt à se mettre en travers de son chemin.

Le personnage de Parker, d’abord héros de polars, a été créé par Donald E. Westlake (alias Richard Stark), prolifique auteur de romans noirs, thrillers et de SF. Il est ici adapté en BD par Darwyn Cooke, scénariste et dessinateur de comics tout aussi prolifique (The spirit, Spiderman, Batman, etc.).

Parker nous plonge dans l’Amérique corrompue et sous l’emprise d’une énorme mafia (« L’orgparker2anisation ») où les femmes en superbes tailleurs et talons hauts ne sont bien entendu que des traitresses (ou des secrétaires) et les hommes que des pourris rongés par l’ambition, le pouvoir et l’argent.

Cette adaptation est une grande réussite. La simplicité des couleurs (bleu pour le 1er tome, rouge et jaune pour les tomes suivants) et la prédominance du noir renforce l’atmosphère sombre de cette chasse à l’homme (aux hommes devrais-je dire).

 Une excellente BD noire.

Parker3A noter que Parker a souvent été adapté en film, dont Mise à sac d’Alain Cavalier (1967) ou Payback de Brian Helgeland avec Mel Gibson. Il le sera à nouveau dans quelques semaines avec la sortie de Parker, film de Taylor Hackford. Je n’ai vu que les bandes annonces de Payback et Parker, mais je peux vous dire que les films me semblent bien moins bons que la BD. Le Parker bédéien, lui, est un mâle, un vrai.

Parker, T.1: Le chasseur de Richard Stark, adapté par Darwyn Cooke et traduit par Tonino Benacquista, Dargaud, 2010

Omakayas – Louise Erdrich

omakayasC’est en faisant du pilon dans les rayons de la bibliothèque que je suis tombée sur Omakayas et Le jeu du silence, qui lui fait suite, de Louise Erdrich. J’avais découvert Louise Erdrich l’année dernière avec Le jeu des ombres, un roman adulte que j’avais adoré, dans lequel une femme découvre que son mari lit son journal intime, et décide alors de le manipuler à travers ce qu’elle y écrit… J’étais donc curieuse de découvrir ses romans jeunesse.

Omakayas raconte la vie d’Omakayas (« Petite Grenouille »), petite fille de 7 hivers, et de sa famille pendant une année, dans le nord de l’Amérique. On découvre leur vie très liée à la nature, leurs déménagements au fil des saisons, la difficulté de passer l’hiver très rude, leurs croyances, les travaux quotidiens (tannage, couture, chasse, récolte…), il y a un coté ethnologue qui est passionnant. L’utilisation de nombreux mots ojibwé renforce également le sentiment d’immersion dans cette communauté.

C’est aussi très vivant, on est plongés dans le quotidien de la famille, les relations entre les différents membres de la communauté… Ainsi que les rapports avec les Blancs, qui sont de plus en plus présents. Les personnages sont forts, bien campés. Omakayas particulièrement est très attachante, vive et réfléchie, et porteuse d’un secret qu’elle découvrira à la fin du roman.

le jeu du silenceL’intrigue du roman Le jeu du silence se situe deux ans plus tard, et son ton est plus sombre : les Blancs ont publié un ordre d’évacuation, poussant les ojibwé à se déplacer à l’Ouest, territoire d’une communauté ennemie. Le ton reste cependant lumineux, plein d’espoir.

Louise Erdrich est américaine, de mère ojibwé, et elle est (d’après Wikipédia) une figure de la renaissance de la littérature amérindienne. Elle s’est inspirée de l’histoire de sa famille pour écrire ces deux romans. Publiés dans la collection Médium, ces romans peuvent être lus dès 10-12 ans, mais aussi, bien sûr, par tout adulte curieux de cette culture…

Omakayas et Le jeu du silence de Louise Erdrich, éditions L’école des loisirs, collection Médium, 2002 et 2008.

So.

Rien ne se passe comme prévu – Laurent Binet

rien_ne_se_passe_comme_prévu   Je ne suis pas sûre d’arriver au meilleur moment pour présenter ce livre… Mais faisons fi de toute l’actualité nauséabonde de ces derniers jours et prenons ce livre pour ce qu’il est: un documentaire très subjectif d’un auteur, ancien professeur en ZEP, qu’est Laurent Binet.

Son souhait de départ: suivre un candidat à l’élection présidentielle. Sa propre sensibilité politique le pousse à choisir un candidat de gauche. Parce qu’il connait de très loin Valérie Trierweiler, il est autorisé à suivre François Hollande. Des semaines précédents sa victoire aux primaires socialistes à celle à la présidence de la République, nous suivons donc les coulisses d’une élection. On en apprend un peu sur l’entourage du futur président, sur les petites manigances, sur le stress de cette campagne sans fin (un an et des brouettes!). Mais finalement, on en apprend peu sur le personnage central de ce roman/documentaire. François Hollande ne semble pas se révéler facilement, même à ses « amis » politiques.

Très facile à lire, prenant et très intéressant (et même drôle!), mais peut-être un peu trop superficiel.

Rien ne se passe comme prévu de Laurent Binet, éditions Grasset, 2012.

Cécile.

La vérité sur l’affaire Harry Québert – Joël Dicker

harry quebertMarcus Goldman est un jeune écrivain, qui a connu un grand succès avec son premier roman, deux ans auparavant. Son éditeur le presse de lui remettre un second roman, mais Marcus est paralysé par la peur de la page blanche et n’arrive plus à écrire…

C’est alors qu’un affaire vient secouer  l’Amérique toute entière : le corps d’une jeune fille de 15 ans disparue 30 ans plus tôt, Nola Kellergan, est retrouvé dans le jardin d’Harry Québert, auteur reconnu, ancien professeur et ami de Marcus. Ce dernier quitte alors New-York pour aller soutenir Harry, et décide rapidement de mener sa propre enquête pour découvrir qui a assassiné Nola, et innocenter ainsi son mentor. Ce qui ne va pas être facile, puisqu’on apprend rapidement qu’Harry, une trentaine d’années à l’époque, était tombé éperdument amoureux de Nola, et que le manuscrit du roman d’Harry a été retrouvé avec le cadavre de Nola…

J’ai dévoré avec beaucoup de plaisir ce roman très addictif, en suivant les découvertes de Marcus et les nombreux rebondissements de son enquête, jusqu’à la toute fin du roman! Les personnages sont très vivants, bien campés, de la mère de Marcus à son éditeur, en passant bien sur par Nola, que l’on découvre peu à peu… Un vrai coup de cœur.

La vérité sur l’affaire Harry Québert est le lauréat 2012 du prix Goncourt des lycéens et du Grand prix du roman de l’Académie française.

La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker, éditions de Fallois / L’age d’homme, 2012, 663 p.

So.