Parker – Richard Stark (adaptation Darwyn Cooke)

ParkerParker est un gros dur, cambrioleur, froid, calculateur et malin. Et pourtant, il s’est fait roulé comme un bleu par sa femme et et un ses associés. Il n’a plus qu’un seul but: remettre la main sur ses 40 000 dollars. Et personne n’a intérêt à se mettre en travers de son chemin.

Le personnage de Parker, d’abord héros de polars, a été créé par Donald E. Westlake (alias Richard Stark), prolifique auteur de romans noirs, thrillers et de SF. Il est ici adapté en BD par Darwyn Cooke, scénariste et dessinateur de comics tout aussi prolifique (The spirit, Spiderman, Batman, etc.).

Parker nous plonge dans l’Amérique corrompue et sous l’emprise d’une énorme mafia (« L’orgparker2anisation ») où les femmes en superbes tailleurs et talons hauts ne sont bien entendu que des traitresses (ou des secrétaires) et les hommes que des pourris rongés par l’ambition, le pouvoir et l’argent.

Cette adaptation est une grande réussite. La simplicité des couleurs (bleu pour le 1er tome, rouge et jaune pour les tomes suivants) et la prédominance du noir renforce l’atmosphère sombre de cette chasse à l’homme (aux hommes devrais-je dire).

 Une excellente BD noire.

Parker3A noter que Parker a souvent été adapté en film, dont Mise à sac d’Alain Cavalier (1967) ou Payback de Brian Helgeland avec Mel Gibson. Il le sera à nouveau dans quelques semaines avec la sortie de Parker, film de Taylor Hackford. Je n’ai vu que les bandes annonces de Payback et Parker, mais je peux vous dire que les films me semblent bien moins bons que la BD. Le Parker bédéien, lui, est un mâle, un vrai.

Parker, T.1: Le chasseur de Richard Stark, adapté par Darwyn Cooke et traduit par Tonino Benacquista, Dargaud, 2010

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Black out – Brian Selznick

black outBrian Selznick est l’auteur de L’invention d’Hugo Cabret, un gros roman raconté en mots et en images, dont l’intrigue tourne autour du personnage de Georges Méliès. J’avais beaucoup aimé ce roman, et surtout la façon dont l’histoire est en partie racontée par les dessins, très nombreux, un peu à la manière d’une suite de plans cinématographiques. (Par contre, les ados à qui je l’ai présenté sont peu nombreux à l’avoir apprécié…) Un film en a été tiré en 2011, réalisé par Martin Scorsese.

Black out est son dernier roman, dans lequel la narration est également assurée en partie par les illustrations. Deux histoires se déroulent en parallèle : en mots, celle de Ben, en 1977, et en image, celle de Rose, en 1927. Ben vit chez ses cousins depuis la mort de sa mère. Devenu sourd pendant une nuit d’orage, il s’enfuit pour partir à la recherche de son père qu’il n’a jamais connu. Rose, elle, est une jeune fille sourde qui vit quasi-enfermée chez elle. Elle fugue et part à la découverte de New-York. Et bien entendu, ces deux histoires vont finir par se croiser…

Peut être parce que l’effet de surprise n’est plus là, j’ai été plutôt déçue par ce deuxième roman… Les thèmes abordées sont intéressants (le monde des sourd-muets, les musées new-yorkais…), mais je ne suis pas entrée dans l’histoire, trop invraisemblable, et qui m’a laissée assez indifférente. Dommage…

Black out de Brian Selznick, traduit de l’anglais par Danielle Laruelle, édité par Bayard jeunesse, 636p.

So.